Le 24 mai, j’ai passé une bonne partie de la journée à remettre mon environnement IA en ordre.
J’avais OpenCode sur mon VPS. J’avais OpenCode sur mon Mac. J’avais des MCP à brancher, des skills à retrouver, des histoires de configuration à comprendre, et quelques bizarreries qui font perdre du temps alors qu’on pensait naïvement que tout allait fonctionner du premier coup.
Classique…
Et au milieu de tout ça, je me suis rendu compte d’une chose assez simple : mon assistant principal est en train de devenir ChatGPT.
Ce n’était pas forcément prévu comme ça.
Claude m’a vraiment fait avancer
Je vous arrête tout de suite : je ne suis pas en train d’écrire que Claude est mauvais. Bien au contraire.
Claude a été un vrai déclic pour moi. C’est avec lui que j’ai vraiment compris ce que pouvait devenir une IA quand elle ne se contente plus de répondre dans une fenêtre de chat.
Elle lit mes fichiers. Elle comprend mon contexte. Elle modifie mes notes. Elle met à jour mes projets. Elle suit mes règles. Elle garde une trace de ce qu’elle fait.
Dit comme ça, ça paraît presque évident aujourd’hui, mais ça ne l’était pas il y a encore quelques mois.
Avant, j’utilisais l’IA comme beaucoup de monde. Une question, une réponse. Un texte à corriger, une idée à creuser, un mail à reformuler. C’était très pratique, mais ça restait à côté de mon travail.
Avec Claude Code, l’IA est entrée dans mon espace de travail. Elle pouvait lire mon second cerveau, ouvrir un projet, modifier un fichier, créer une note, comprendre pourquoi tel dossier existe et pourquoi je ne veux pas qu’on touche à tel autre.
Et ça, ça change tout.
Mon problème n’est pas Claude
Le sujet, ce n’est donc pas de savoir si Claude est meilleur ou moins bon que ChatGPT.
Je crois même que Claude garde une personnalité que j’aime beaucoup. Il y a un côté plus posé, plus naturel parfois, qui me correspond bien. Sur certains textes, je le trouve encore très fort.
Mais mon usage a changé.
Je n’ai plus seulement besoin d’un modèle qui répond bien. J’ai besoin d’un poste de travail.
Mon workspace, aujourd’hui, ce n’est pas juste trois notes qui se battent dans un coin. Il y a mon coffre Obsidian, mes projets clients, mes scripts, mes articles, mes tâches, mes automatisations, mes idées qui partent dans tous les sens et que j’essaye tant bien que mal de ranger.
Bref, c’est mon bazar. Mais c’est un bazar organisé.
Et dans ce bazar, j’ai besoin que l’IA soit disponible partout où je travaille. Sur mon Mac, sur mon serveur, dans une interface web, parfois depuis Telegram, avec les mêmes règles et les mêmes dossiers.
C’est là que ChatGPT reprend de la place dans mon quotidien.
Ce que je cherche vraiment
J’ai longtemps comparé les IA comme on compare des applications.
Laquelle écrit le mieux ? Laquelle code le mieux ? Laquelle comprend le plus vite ? Laquelle donne la réponse la moins fade ?
C’est encore intéressant, bien sûr. Je continuerai à tester, à comparer, à changer d’avis. Je me connais un peu…
Mais ce n’est plus le cœur du sujet.
Ce que je cherche, c’est une IA qui entre naturellement dans mon organisation. Une IA qui comprend ce que j’appelle mon second cerveau. Une IA qui peut m’aider à écrire un article, corriger un fichier, lancer une vérification, retrouver une note, mettre à jour un projet.
Pas une IA brillante dans son coin. Une IA utile dans mon quotidien.
C’est moins spectaculaire. C’est beaucoup plus important.
Je bascule doucement
Donc oui, je suis en train de passer de Claude à ChatGPT comme assistant principal.
Pas dans un grand moment dramatique. Pas avec une grande décision définitive. Juste parce que, jour après jour, c’est l’outil que j’ouvre, que je branche, que j’utilise, et qui colle le mieux à mon système actuel.
Claude restera sûrement dans le paysage. Je continuerai à l’utiliser quand il sera meilleur pour ce que je veux faire. Je ne crois pas trop aux fidélités religieuses aux outils.
Mais mon réflexe change.
Et quand un réflexe change, c’est souvent que le vrai changement a déjà eu lieu. C’est un peu la même logique que mon passage récent à Todoist pour les tâches : au départ, on teste, et puis l’outil devient naturellement celui qu’on ouvre sans réfléchir.
Bref, je ne quitte pas vraiment Claude.
Je suis juste en train d’installer mon bureau ailleurs.
Je vous dirai si j’y suis encore dans quelques semaines…